Les coutumes de la chevalerie

La Loi, c'est vous :

Les chevaliers sont gendarmes, juges et jurés dans tous les cas de basse justice dépendant de leurs propres terres. Si un personnage est le tenant d'une terre, il est de son devoir de faire respecter la justice en son fief. De la même manière, sur la terre de leur Seigneur, les chevaliers doivent agir au nom de leur Seigneur, soit en rendant la justice sur le moment, soit en amenant les fauteurs de troubles à la cours seigneuriale.

Les chevaliers qui enfreignent la loi sont jugés à la cours dont dépend la victime. S'il s'agit de leur propre domaine, le suzerain est juge. La seule exception à ce système se produit quand le chevalier enfreint la règle de son Seigneur auquel cas les autres chevaliers de la cours sont réunis comme jurés.

Il est possible d'en appeler à une cour supérieur si le Seigneur de rang plus élevé daigne seulement écouter la requête. Les chevaliers accusés de méfaits peuvent réclamer le jugement de Dieu en lieu et place de la justice normale.

Le Jugement de Dieu :

Il s'agit d'un combat entre deux chevaliers où le gagnant du combat est aussi le gagnant du procés. Chacun sait que Dieu favorisera le juste et que la force aidera le droit. Un Seigneur a la faculté et une femme l'obligation de choisir un chevalier comme Champion. Le combat peut être :

- Pour l'amour du combat : le premier chevalier qui est blessé ou qui tombe à terre est perdant.

- Pour la conquête : le chevalier qui demande la clémence est perdant.

- A l'outrance : le combat est à mort.

Le jugement de Dieu ne peut être contredit ni revu par une cour plus élevée, puisque aucune cour ne peut se placer au-dessus de Dieu.

La Justice :

Il existe deux types de justice :

- La Basse Justice peut être rendue par tout noble ayant des terres y compris les chevaliers. Ils peuvent juger de tous les délits et litiges moins graves que le meurtre, le viol et autres crimes importants. Les chevaliers peuvent appliquer la justice aux roturiers ; emprisonnement, amputation des mains, des orielles ou d'autres membres et organes.

Ils ne peuvent juger des crimes capitaux, ni prononcer de peine de mort, ni juger d'autres nobles, ni non plus les membres du clergé (qui disposent de leur propre système de justice).

- La Haute Justice est réservée aux grands nobles. Ils jugent tous ce qui peut mériter la peine de mort, cela inclut la trahison, le viol, le meurtre et le vol de biens du Seigneurs.

Dans les grandes cités Impériales et souveraines, il existe également des cours de justice où trône un juge et non un Seigneur. La quantité de crimes et méfaits est telle que le Seigneur passait son temps à rendre justice. Les cours de justice ont donc vu le jour, des lois ont été écrites afin que les jugements soient les plus justes possibles. Cette création entraîna l'apparition des avoués (avocats) qui sont payés pour défendre les accusés fortunés.

Les coutumes de la société

L'Hospitalité :

Parmi toutes les cultures, il est un sujet sur lequel toutes sont d'accord, les règles de l'hospitalité.

La maison d'un homme est sacro-sainte, protégée par toutes les puissances qui veillent sur les hommes. Cette règle est valable pour tous les hommes, qu'ils vivent dans une humble masure ou dans un puissant château. Cet aspect sacré ne signifie pas que ces puissances interviennent pour protéger une maison si elle est attaquée. Mais cela veut dire que fourbe ne sera plus jamais accepté dans la maison de quiconque s'il a ignoré ces règles et qu'un destin sombre le suivra partout dès ce moment.

Les règles prévoient que personne n'est obligé d'inviter quelqu'un en sûreté dans son foyer mais que s'il le fait et que son invité accepte, alors les deux hommes doivent respecter certaines règles de conduite. Une fois à l'intérieur, la paix doit régner entre eux, même s'ils découvrent qu'ils sont des ennemis mortels. Ils peuvent sortir pour se battre, ou l'un d'entre eux peut sortir puis revenir pour attaquer la maison. Mais à l'intérieur, les deux hommes doivent être pacifiques et l'invité doit au besoin aider son hôte s'il est attaqué. L'hôte ne peut rien faire contre son invité et doit le traîter comme un honorable invité. Le visiteur doit en échange se montrer courtois et ne pas insulter son hôte.

Toutes atteintes à ces règles traditionnelles est connue et sanctionnée par les puissances qui respectent ces lois. Elles veilleront à ce que justice soit rendu, tôt ou tard.

Les Personnages-joueurs sont superstitieux et croient que si quelqu'un enfreint ces lois, quelque chose de terrible lui arrivera au plus mauvais moment.

Fiez vous à votre parenté :

Le Monde est dangereux. Il y a bien des raisons de ne pas avoir confiance en autrui, même s'il ne s'agit pas d'un étranger parlant une autre langue et adorant des Dieux étrangers.

Cependant, il faut toujours faire confiance à sa parenté. Même si l'un des vôtres agit d'une façon méprisable, il mérite encore la confiance du clan. En cas d'urgence, n'importe laquelle, il n'y a que sur sa famille que l'on puisse compter. Aussi un individu n'est pas démuni dans le monde, il peut compter sur l'aide de ses parents.

La loyauté et l'amour de la famille sont des sentiments innés. Il est tout à fait impensable que quelqu'un se retourne contre sa famille. Le fratricide est un crime impossible, inhumain, presque démoniaque.

Il arrive parfois qu'un chevalier soit obligé de choisir entre la loyauté envers son Seigneur et l'amour de sa famille. Il peut n'y avoir aucune solution envisageable sans offenser quelqu'un d'important. De tels dilemmes font les plus grandes légendes et vous donnent les plus beaux thèmes de jeu de rôle.

Quelques uns des termes familiaux les plus usités sont :

- Clan : tous ceux qui descendent ou disent descendre d'un ancêtre commun.

- Lignage : tous ceux qui peuvent réellement établir leur descendance d'un ancêtre commun.

- Parenté : tous ceux qui sont parents de quelqu'un ou liés à lui, y compris ceux qui ne sont pas de son lignage (ex : famille de sa femme).

La Loyauté :

La loyauté est reconnue comme labase de toute société en dehors de la famille. Tout le monde, sauf les fous, est loyal envers quelqu'un. Pour les guerriers et les soldats, la loyauté revêt une importance particulière parce qu'elle est la base de l'organisation militaire et une condition de survie sur le champ de bataille. La logique et l'intérêt personnel sont le départ de la loyauté. Personne ne trouverait juste d'agir contre la personne qui dispense nourriture, protection et confort. De plus, la loyauté envers un Seigneur étend l'influence de la personne au-delà de sa propre famille et lui donne une place dans le monde.

La loyauté est assurée par des serments et voeux rituels qui établissent cette relation entre deux personnes. La loyauté est un accord entre deux parties, un chef et un suivant.

Ceux qui rompent leur serment de loyauté sont des parias et aucun homme bien-pensant ne leur fait plus confiance. De la même façon que pour l'hospitalité et la famille, les puissances surnaturelles qui veillent sur les hommes peuvent intervenir pour conduire les parjures à une fin tragique.

L'Honneur :

L'honneur est la dernière des lois universelles de la société. L'honneur est exigé seulement des chevaliers, le sens de l'honneur est l'une des choses qui distingue un chevalier du commun des mortels. Les hommes d'église n'ont pas besoin d'honneur car ils sont supposés placer leurs intérêts en Dieu et en l'Eglise avant leurs propres intérêts. Les roturiers n'ont pas besoin d'honneur car ils ont déjà assez de difficultés rien que pour rester en vie. Les femmes n'ont pas besoin d'honneur car elles ne sont que des femmes, cependant, celles possédant un sens de l'honneur sont plus estimées que les autres. Les chevaliers doivent avoir un sens de l'honneur parce qu'ils ont prêté serment. Sans honneur, un serment est sans valeur et la parole d'un homme vite retirée. Il est possible qu'un chevalier triche et se rende complice de crimes, mais il garde son propre sens de l'honneur tant qu'il ne viole pas son serment de chevalier.

L'honneur inclut le code personnel d'honnêteté de votre personnage, sa fierté et sa dignité. Ceux sont des valeurs assez importantes pour être défendues par les armes. Cependant, au-delà de ces mots, la définition devient difficile. La difficulté tient à l'abjectif personnel. Tous les chevaliers sont d'accord pour que certains principes soient généraux. les actes tels que tuer une femme par exemple ternissent l'honneur. Les chevaliers sont tous d'accord pour ne pas commettre ces actions viles. Cependant, l'idée de définition personnelle de l'honneur a son importance. Elle a deux significations :

Primo, certaines parties du sens de l'honneur sont déterminées par l'individu et non par un consensus dans la société.

Secondo, le côté personnel est très utile pour distinguer la différence entre l'honneur et les obligations sociales, serments, coutumes de la société et autres facteurs sociaux.

Le Féodalisme

Nous présentons ici le concept de Féodalisme tel que votre personnage le connaît. Bien des règles compliquées découlent de cette idée de base.

Le Féodalisme est la conviction que tout appartient au Roi, qui est le plus haut Seigneur de sa Terre. Tout découle du Roi, qui a réparti certains de ses droits et responsabilités entre des Seigneurs (d'autres nobles appartenant à d'autres rangs tels que Duc, Comte et Baron), lesquels à leur tour en donnent à leurs Chevaliers.

Tous les engagements sont personnels et dépendent de la relation entre le Seigneur et ses suivants. Ceux-ci jurent de suivre leur Seigneur et sont appelés Vassaux de ce Seigneur.

Le Seigneur s'assure la loyauté de ses Vaussaux en leur donnant des Terres, la denrée la plus précieuse et la plus durable du Royaume. Recevoir de l'or est une honneur légèrement douteux, car même un paysan peut être acheté avec de l'or. Mais un octroi de Terres est sacré.

Deux types de dons de Terres existent. Un don accordé pour la Vie au récipiendaire, mais retourne en possession du Seigneur à la mort du Vassal. Un Octroi est accordé pour la Vie à son récipiendaire et celui-ci peut le transmettre à ses héritiers.

Un Vassal n'est pas propriétaire de sa Terre, mais il a droit aux fruits qu'elle produits. Le Vassal reçoit ses Terres en retour de sa loyauté et de ses services. Tant qu'il rempli ses obligations, les fruits de sa Terre sont siens et ne peuvent pas lui être retirés en toute justice. Les obligations habituelles d’un chevalier sont de servir dans les campagnes militaires de Son Seigneur et de la conseiller sur des sujets importants.

Le Seigneur doit protection et nourriture à son Vassal. Le Vassal doit à son Seigneur loyauté, avis et service militaire. Un accord inégal mais réciproque lie donc le Seigneur et son Vassal.

Les devoirs ne peuvent être changés que si les deux parties sont d’accord. Ils ne sont changés en général que di l’une des deux personnes a fait quelque chose d’important pour l’autre. Si le Vassal a secouru le Roi sur le champ de bataille, le don de terre qu’il a reçu peut devenir un octroi définitif. Les raisons de retrait d’un don sont généralement la trahison, le manquement au devoir d’aide au Seigneur ou l’absence d’héritier à la mort du tenant. Les filles ne peuvent hériter de l’octroi de leur père que s’il n’y a pas d’héritier masculin.

Les rangs de vassalité commencent avec les Seigneurs proches du Roi que ce soit par l’amitié ou la fortune. Ces hommes à leur tour désignent leurs propres Vassaux. Les chevaliers (ainsi que les écuyers en tant que futurs chevaliers) forment la classe la plus basse de la noblesse. Ils peuvent tenir leur terre du Roi, d’un Comte, d’un plus petit Seigneur ou même d’un autre chevalier vassal.

Les ecclésiastiques octroient eux aussi des terres à des chevaliers en retour de leurs loyaux services. Les monastères deviennent fréquemment de puissants feudataires, ayant leurs propres chevaliers pour les protéger.

Hommage et Profession de Foi :

Tout noble sauf le Roi est le Vassal de quelqu’un. Tout vassal a prêté serment de loyauté envers son Seigneur, un rite composé de l’hommage et de la profession de foi, qui lie deux personnes d’un lien indéfectible :

L’hommage est un acte de soumission. C’est la première partie de la cérémonie. Il s’agit du serment personnel donné par un inférieur à son Seigneur. Le Vassal s’agenouille devant son Seigneur et lève les mains jointes vers celui-ci qui les prend dans les siennes. Le Vassal prononce alors un bref serment, promettant aide et conseil. L’aide est un soutien militaire, le conseil est le soutien au Seigneur dans ses affaires et le don d’avis.

Le Seigneur sort alors son arme et la pose successivement sur chaque épaule du Vassal tout en promettant sa guidance et un soutien sous la forme d’un bénéficum et de cadeaux. Le bénéficum est habituellement un octroi de Terres, un fief.

Après l’échange des promesses, le Vassal se lève et les deux hommes s’embrassent pour sceller leur serment. Ceci met fin à l’hommage.

La profession de foi est un serment de fidélité. Il s’agit d’un serment solennel. La clause la plus commune de ce serment comprend la promesse de ne jamais attaquer le Seigneur. A la différence de l’hommage qui ne peut être rendu qu’une seule fois, la profession de foi est parfois réitérée pour rappeler sa place à quelqu’un ou lorsque le Seigneur le juge nécessaire. Après avoir prêté ses deux serments, le Vassal est l’homme d’un autre homme.

Des loyautés multiples sont possibles. Le sujet est assez confus mais la tradition la plus répandue pour régler le problème des hommages multiples est la pratique de l’hommage lige. C'est-à-dire que parmi tous les suzerains d’un noble, l’un est choisi comme Seigneur lige et dispose en priorité de la loyauté du Vassal en cas de conflit.

Un Chevalier n’obéit qu’à un seul Seigneur. Cependant, s’il acquiert des Terres dans une autre région, il devra choisir un Seigneur lige en fin de compte.

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